Du 16/04/2026 au 16/04/2026

Artiste présenté

Être Machine - Exposition personnelle par Antoine Schmitt

L'exposition Etre Machine regroupe des œuvres récentes et plus anciennes d'Antoine Schmitt qui traitent des modes d'être des entités vivantes et artificielles. Depuis bientôt 30 ans, Antoine Schmitt interroge les processus du mouvement, leurs causes et leurs formes, du cosmos aux particules, de la psyché aux foules, des animaux aux machines. Il utilise la programmation comme matériau malléable pour reproduire des processus fondamentaux du vivant et du réel dans des algorithmes qu'on pourrait qualifier de pré-IA, interrogeant les mécanisme de l'être plus que ceux de l'intelligence. Son travail se caractérise par une approche conceptuelle, abstraite et minimale.

Les Intelligences Artificielles prennent place dans la société et la question de la cohabitation entre elles et les humains se pose, tant sur le plan économique qu'autour de questions d'identité ou d'altérité : les machines peuvent-elles créer, avoir de l'empathie, des désirs, une morale, des droits et des devoirs ? Sommes-nous, comme elles, d'une certaine manière, programmé.e.s ?

L'exposition rassemble des œuvres génératives dévoilant la dimension processuelle du substrat de la réalité ou reproduisant certains processus du vivant dans des programmes, une sculpture algorithmique tentant de se reproduire par la lumière, des automates post-effondrement incarnant des comportements fondamentaux des êtres vivants réalisés en collaboration avec l'artiste intermédia Hortense Gauthier, des installations qui nous regardent et nous analysent, ainsi que des œuvres questionnant les biais de nos perceptions humaines. Ces œuvres dressent des ponts entre les processus profonds des conditions humaines (animales, vivantes) et des conditions artificielles à base d'électronique et d'algorithmes. Elles questionnent les programmes qui nous meuvent, les un.e.s comme les autres, et révèlent des points de reconnaissances mutuelle, d'analogies, et donc de rencontres.

En ces temps à la fois de replis identitaires et de recompositions de nos rapports au vivant, l’espace d’exposition devient ainsi un espace de dialogue et d'alliances entre entités pas si différentes, multiples et parallèles, un espace de rencontres transbiologiques, une ouverture à l’altérité.